Le Jeju Joongjak est un thé vert originaire de l'île de Jeju en Corée du Sud (*) aux arômes herbacés iodés (algues-épinards) aux subtiles notes finales fruitées. Il demeure cependant moins iodé que les thés du Japon et reste d'un abord plus aisé pour des palais Européens. Le Joongjak (중작, littéralement « cueillette du milieu ») est le cœur de la production coréenne : il offre le meilleur équilibre entre finesse aromatique, corps et prix. C'est le thé vert que les Coréens boivent au quotidien. Cueillette mai/début juin 2026. Ses petites feuilles vert olive, sont roulées à la main.
Notes de dégustation
Couleur : Jaune citron clair, limpide et lumineux — typique d'un thé vert coréen torréfié au tambour
Nez : Noisette grillée dominante, fond de céréale toastée, pointe végétale fraîche. Un nez chaud et réconfortant
Bouche : Caractère marqué dès l'attaque — une âpreté fine et élégante (pas agressive, pas astringente, mais présente et structurante). Notes de noisette torréfiée en milieu de bouche, fond de châtaigne et de pain grillé. Légère minéralité volcanique en arrière-plan. Finale sèche, nette et persistante avec un retour noisette
Texture : Sèche et structurée, avec une pointe de velouté — l'âpreté fine donne du « grain » au palais, une sensation tactile qu'on ne retrouve pas dans les thés verts chinois ou japonais
Infusion à froid: 10g/litre - infuser dans l'eau froide - laisser infuser 2-6 heures au réfrigérateur
🌱🌱 Astuce Tea and more Ce Joongjak est un thé qui récompense la patience. Laissez-le refroidir légèrement dans la tasse avant de boire — c'est entre 55 et 65°C que les notes de noisette et la minéralité volcanique s'expriment le mieux. Trop chaud, la chaleur domine; tiède, les nuances apparaissent. Servez-le nature, son âpreté fine est un atout, pas un défaut. C'est elle qui donne sa personnalité au thé et qui le distingue de tous les autres thés verts de notre gamme.
Gwarang Gwarang .. Méthode de torréfaction traditionnelle coréenne les feuilles sont d'abord cuites à la vapeur, puis torréfiées. Elles développent un goût doux, un arôme frais, parfumé et iodé, combinées à une belle rondeur umami. Les thés de l’île de Jeju tirent leur arôme particulier de la nature. Leur caractère est affecté par l’air salin de la mer et la richesse du sol volcanique. Ce qui rend le thé vert coréen véritablement unique, c'est sa méthode de transformation, différente à la fois de la Chine et du Japon. Les feuilles sont grillées au tambour ET roulées en alternance, plusieurs fois de suite. Cette alternance répétée crée un profil aromatique qu'on ne retrouve ni dans les thés chinois (1 seul grillage) ni dans les japonais (0 grillage, vapeur) : des couches successives de notes torréfiées qui s'intègrent en profondeur dans la feuille, donnant un thé aux notes de noisette, de céréale grillée et de pain toasté, avec une structure sèche et une âpreté fine caractéristique. Le terme « Gwarang Gwarang » fait référence à ce grillage doux répété — c'est le son et le geste du tambour qui rythme la production.
(*) L'île de Jeju — Un terroir volcanique exceptionnel Jeju est classée au patrimoine naturel mondial de l'UNESCO depuis 2007, et a également reçu la triple couronne UNESCO : Réserve de biosphère (2002), patrimoine naturel mondial (2007) et Géoparc mondial (2010). C'est la seule île au monde à détenir ces trois distinctions simultanément.
Ce qui fait de Jeju un terroir exceptionnel pour le thé :
Sols volcaniques basaltiques : formés par des millénaires d'éruptions, les sols de Jeju sont composés de lave basaltique et de cendres anciennes. Ils sont profondément drainants (l'eau de pluie filtre à travers la roche poreuse) et riches en minéraux — calcium, magnésium, potassium. Les théiers y puisent une minéralité unique.
Climat subtropical maritime : température moyenne annuelle de 15°C, pluies abondantes et bien réparties (1 600 mm/an), humidité constante. Ce climat doux et régulier, sans gelées sévères, permet une croissance lente et équilibrée des feuilles.
Basse altitude : à ~200 mètres, les théiers de Jeju poussent près du niveau de la mer — contrairement aux Darjeeling (1 800m) ou aux Shangri-La (2 200m). L'influence maritime directe apporte une salinité et une minéralité océaniques distinctives.
Lumière naturellement filtrée : l'île est souvent enveloppée de brume marine, qui joue le même rôle que l'ombrage artificiel des gyokuro japonais — favorisant la production de L-théanine (douceur) au détriment des catéchines (amertume)